Les différentes approches

L'approche en entonnoir

L'entonnoir

Pour rappel, il y a cette fameuse approche en entonnoir qui consiste à passer à travers plusieurs étapes, d'abord d’un ciblage large de thèmes puis à des sujets potentiels à faible interaction avec ce qui vous intéresse ainsi qu'avec les besoins des usagers. Ensuite ce sera un ciblage beaucoup plus étroit comportant une interaction forte avec vos centres d'intérêts et ceux des besoins des usagers. C'est nécessaire, sinon, votre thème puis votre sujet de recherche seront trop larges et seront donc mal ciblés.
Dans ce qui suit, votre cerveau a jeté sur le papier une première idée et toute une
série de questions, parfois très pertinentes, parfois moins; mais cela démontre un intérêt
certain pour son projet ! Dans ce qui suit ce projet est présenté de manière un peu simpliste.

1

Choisir un domaine

Je voudrais trouver un moyen de réduire la violence chez les jeunes. J'aime pratiquer les sports de combat, soit! Mais ... est-ce que cela pourrait vraiment leur apporter quelque chose?
Est-ce que cette recherche en vaut la peine?
2

Choisir un thème

Utiliser un sport de combat pour réduire les comportements violents chez les jeunes de l'institution où je serai en stage.
3

Choisir un sujet par rapport aux objectifs d'une mise en pratique

La mise en place d'un atelier boxe dans un SRG permet-il de réduire le comportement violents des adolescents bénéficiaires ?

Toute une série de questions se posent ..

- Est-ce que ce sujet en vaut la peine ?
- Est-ce que cela n’a pas déjà été étudié ?
- Comment m'y prendre?
- Comment dépasser l'occupationnel, comment réaliser de l'éducationnel ?
- Qu'est-ce que ces sports apportent (positif et négatif) aux sportifs en général ? Socialisation, motricité plus grande, conscience plus forte de soi et des autres, joie de vivre mais aussi conflits qui s'apaisent ou qui se révèlent davantage entre individus, amitiés qui se forment ... ?
- Quels sont les apports et les risques spécifiques avec des jeunes violents ?
- Quel type de sport conviendrait le mieux (boxe, judo, karaté ... )?
- Qu'en pensent les professeurs d'éducation physique et de motricité?
- Qu'en pense le professeur de psychopédagogie?
- Utiliser plutôt d'abord l'exercice sportif sans partenaire, la boxe sur punching-ball par exemple ? Pourquoi?
- Comment les motiver, les stimuler?
- Y a-t-il des étapes nécessaires pour atteindre une motivation véritable?
- Qu’en pensent les professeurs d'éducation physique et de psychopédagogie?
- Comment établir un planning d'objectifs intégrés; comment en jalonner les progrès?
- Cela correspond-il au projet de l'institution ?
- Le directeur de l'institution serait-il d'accord ?
- L'institution est-elle suffisamment ouverte pour développer ce type d'activité ?
- Dispose-t-elle du local nécessaire ?
- Est-elle capable, par après, d'assurer la continuité ou ne sera-ce qu'un feu de paille et une occasion ratée?
- Quelles sont les connaissances, nécessaires à la réalisation de ce projet, que je ne possède pas car je n'ai jamais rien lu de sérieux sur ces sports ? Où trouver ces sources?
- Qui pourrait m'aider (personnes de références)?
- D'autres ont-ils essayé?
- Y a-t-il des bouquins sur le sujet?
- Y a-t-il des éducateurs qui se sont vraiment spécialisés dans ces techniques?


Vous avez un sujet ou vous n'en avez pas ..

Que vous ayez trouvé ou non votre sujet, il faut en discuter avec votre pédagogue ou votre (futur ou future) promoteur ou promotrice !

Les différents cas de figure

  • Premier cas
    Vous êtes persuadé de tenir un "bon" sujet. Vous savez donc ce que vous comptez réaliser comme "partie pratique" et dans quelle institution la réaliser, et vous connaissez l'une ou l'autre source-clé théorique où trouver une aide précieuse.
  • Deuxième cas
    Vous avez un "bon" sujet mais n'avez ni source-clé ni personne-ressource.
  • Troisième cas
    Vous avez une idée de départ, mais elle n'est pas "dégrossie", et vous hésitez quant à sa faisabilité.
  • Quatrième cas
    Vous n'avez ni sujet ni idée valable.

Que faire selon les cas ?

  • Pour le premier cas, un premier échange avec votre promoteur permettra de contrôler si vous ne vous trompez pas. Et vous pourrez rapidement élaborer un plan de travail et ... vous y mettre !
  • Pour les autres cas, il est clair que vous irez en parler à votre pédagogue, à la personne que vous aviez envisagée comme promoteur ou encore au professeur qui vous semble le plus indiqué (le professeur de sociologie, le professeur de musique ... ).
  • Si vous séchez désespérément, sachez qu'il y a des professeurs qui travaillent dans certains domaines qui pourraient vous intéresser, et qui aimeraient les voir traités dans un TFE ! Si l’un de ces sujets vous plaît, rien ne vous empêche de le faire vôtre! A vous d'interroger vos professeurs !

Conclusions

Le processus de gestation puis la réalisation d'un TFE peuvent nécessiter plusieurs passages par l'approche de l'entonnoir pour affiner et préciser votre question de recherche. Par exemple, un sujet initial sur la prévention du djihadisme chez les jeunes peut se transformer en un sujet sur la prévention des arnaques et des dérives en général chez les jeunes d'un Service Résidentiel Général.

En somme, le TFE est un projet exigeant qui nécessite une adaptation constante et une remise en question régulière, tout comme la conception et la gestation d'un enfant.

Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

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